20:30

Villa verkeyn (rue Defrêcheux, 22, 4000 LIEGE, Saint-Leonard)
5 euros
- Vous n’avez pas rêvé, le légendaire groupe Japonais Maher Shalal Hash Baz (Domino Records, K Records, formé en 1984) vient jouer à Liège ce samedi 16 février dans le cadre exceptionnel des anciennes usines à vélo Star de Saint-Léonard. Le salon de la Villa Verkeyn accueillera donc 8 japonais, 2 français (Arlt) et un américain (LE TON MITÉ) pour un concert de pop bancale aux mélodies absolument bouleversantes. Ne les ratez pas !
- un très beau compte-rendu des Maîtres Fous:
Un certain concert de décembre 2010 plus loin à l'ouest. Une expérience, enfin. Depuis, il se passe peu de jours sans que je pense aux Japonais de Maher Shalal Hash Baz, pour le meilleur... C'est donc un peu un rêve qui s'accomplit puisqu'ils joueront ce samedi 16 février à Liège (!), ce qui est déjà incroyable, mais en plus ils viennent avec Arlt (!!) et Le Ton Mité. Ils seront donc 13 (!) sur scène. Spasmes.
- et la biographie incroyable de Maher Shalal Hash Baz et de son chef d'orchestre Tori Kudo
- ARLT par les Inrocks
"Nos ancêtres ont allumé le feu. On ne parle pas de Johnny, mais de l’Homo erectus, encore plus vieux. Le duo français Arlt (Sing Sing et Eloïse Decazes) a repris le flambeau, frottant ses guitares et ses ritournelles jusqu’à l’étincelle et l’embrasement, pour faire danser les ombres et consumer dans la joie primitive une litanie d’obsessions esthétiques (symbolisée ici, sur le deuxième album du groupe, par une pochette en hommage à Thelonious Monk).
Le premier, La Langue, était sorti fin 2010. Les impatients ont enquillé en cinq jours les dix chansons du second. Cinq sont du matin, encore un peu endormies, les gestes gourds, et cinq sont du soir, prêtes pour la transe et l’abandon, où l’on retrouve l’intensité, la langueur, les arrangements dérangés et les hallucinations verbales du premier album."
- LE TON MITE par The Drone
"Vous n'avez peut-être jamais entendu parler de lui, mais McCloud Zicmuse est un grand monsieur de l'underground indie américain.
Plus ou moins actif depuis le milieu des années 80, ce barge parmi les barges de K Records anciennement basé à Olympia qui a tourné avec Old Time Relijun, Deerhoof, Tender Forever, L'ocelle mare, Calvin Johnson ou le Club des Chats a tout un cortège de fans hyper classes en Europe, aux Etats-Unis et au Japon (où il collabore à l'occasion avec le grand Tori Kudo de Maher Shalal Hash Baz).
Son truc? Un naïvisme unique qui le voit autant chanter sur la météo que frôler les harmonies du free jazz le plus étrange, militer pour la dissonance ou filer la banane aux buveurs de bière trappiste avec son remarquable trio Hoquets (sans doute son projet le plus connu à ce jour).
Résident européen depuis 2006, il a refait sa vie de musicien entre Bordeaux et Bruxelles, d'où il a formé une nouvelle fanfare pour l'accompagner avec des membres de Radikal Satan ou Chocolate Billy, deux groupes terribles échappés des Potagers Natures. Son dernier opus solo en date, sorti en 2007 est une sorte de carnet d'errances en mode prog de chambre, chanté en Anglais, en Français et en Japonais. Kythibong le réédite ces jours-ci en vinyle très limité à pochette sérigraphiée, et on en profite pour vous le faire écouter."
jeudi 24 janvier 2013
lundi 21 janvier 2013
jeudi 13 décembre 2012
2012
TOP 2012 by YOUNG GIRLS RECORDS | PENDANT QUE LES CHAMPS BRÛLENT | VENICE BEACH COMMUNICATION
- Sister Iodine | HS 63 | Bruxelles
- Jérôme Noetinger | Cercle du Laveu | Liège
- Pierre Berthet | Cercle du Laveu | Liège
- K-O-B | Student | Bruxelles
- Jooklo Duo | citadelle de Liège
- Duo Puech Gourdon | Bukuru | Flémalle Haute
- Peter Kubelca | Bozar | Bruxelles
- Yannick Franck | HS 63 | Bruxelles
- Marshal Allen | Inside Out | Liège
- Concert Rebetiko | restaurant Anatoli | Skopelos | Grèce
- Les Maîtres Fous | Blog
- Alexandre Galand | Field Recording | Le mot et le reste éd.
- Les six gués de Winamplanche | Jogging
- Hirshhorn museum | Washington DC
- Stone Town | Zanzibar | Tanzanie
- Promenade | hautes fagnes | neige et brouillard
mercredi 7 novembre 2012
EO : Les liens que tu peux établir avec les musiques traditionnelles, où se situent-ils ?
YG : Une des nombreuses choses qui m'intéresse dans les musiques traditionnelles – je parlerais plus facilement des musiques des monts d'Auvergne que je pratique par ailleurs – c'est l'utilisation de la mélodie. Pour l'interprète de ces musiques, la mélodie, toujours relativement courte, constitue un motif permettant la variation au moyen de l'ornementation, du phrasé, des modes ou échelles de notes choisis par l'interprète. Il existe ainsi autant de versions que de musiciens. Ce phénomène est accentué par la circulation orale et non écrite du répertoire.
EO : Ces évolutions sont aussi générées par l’altération du copiage. Un musicien voulant apprendre à jouer la même chose qu’un autre ne pourra retrouver exactement le même son. Le style qui lui est propre, sa manière de jouer... son corps manifeste une volonté de son.
YG : Ces musiques que l'on qualifie de traditionnelle, sont issues d'une tradition rurale aujourd'hui disparue. A l'heure de l'industrie de la musique nous sommes complètement déconnectés de l'aspect fonctionnel qui caractérisait ces musiques de routine. Et puis lorsqu'on écoute les enregistrements de violoneux collectés dans les années 60 ou 70, derniers témoins de cette culture, on est frappé par leur complexité sonore. Les timbres et les échelles de notes utilisées sont en dehors de la norme établie par la musique savante occidentale et qui est devenue la norme de toute les musiques médiatisées actuelles. Cette standardisation du sonore tant vers un appauvrissement de notre capacité de l'écoute.
JS : Pour sortir de ce format occidental auquel nous sommes habitués que proposes-tu ? L’écoute ? Comment s’y prendre ?
YG : Un ré-apprentissage de l’écoute est essentiel. De passive, elle doit devenir active. Nous sommes constamment baignés dans un substrat sonore de plus en plus resserré – allons nous mettre un disque en fond sonore pendant notre discussion ? Les médias sont gorgés de sons compressés et sans aucune dynamique. La prolifération sonore vient combler le moindre silence, mais c'est oublier que le silence ce n'est pas l'absence de son... Je m’interroge souvent sur la façon dont était perçue la musique avant l’arrivée de l’enregistrement. Elle devait avoir un caractère exceptionnelle que l’on à perdu.
[...]
JS : Ce qui me plaît dans ton travail et ta manière de travailler c’est justement ce point de départ qui est l’écoute. Tu vas ensuite développer, rendre perceptible des phénomènes sonores existants, auprès desquels nous passons habituellement sans pouvoir les percevoir.
YG : Par habitude nous orientons notre écoute vers la source du son, vers l'objet ou la personne qui émet le son. En faisant cela, on oubli que le son se diffuse de manière sphérique. La spatialité est une qualité du son. Lorsqu'une onde sonore est émise, elle ne se dirige pas uniquement vers l’auditeur, mais se propage dans toutes les directions et sera arrêtée ou réfléchie par les différents éléments qui constituent un lieu. Ces éléments, murs ou objets... entrent en résonance avec le son, l'absorbent ou le réfléchissent donnant lieu à de nouvelles localisations au sont. Porter son attention et son écoute vers ces phénomènes révèle une autre perception des espaces. Je cherche dans mes travaux à faire apparaître des zones précises où la perception auditive, mais aussi visuelle, entre en vibration avec l'environnement direct.
http://ygourdon.net/textes.html
YG : Une des nombreuses choses qui m'intéresse dans les musiques traditionnelles – je parlerais plus facilement des musiques des monts d'Auvergne que je pratique par ailleurs – c'est l'utilisation de la mélodie. Pour l'interprète de ces musiques, la mélodie, toujours relativement courte, constitue un motif permettant la variation au moyen de l'ornementation, du phrasé, des modes ou échelles de notes choisis par l'interprète. Il existe ainsi autant de versions que de musiciens. Ce phénomène est accentué par la circulation orale et non écrite du répertoire.
EO : Ces évolutions sont aussi générées par l’altération du copiage. Un musicien voulant apprendre à jouer la même chose qu’un autre ne pourra retrouver exactement le même son. Le style qui lui est propre, sa manière de jouer... son corps manifeste une volonté de son.
YG : Ces musiques que l'on qualifie de traditionnelle, sont issues d'une tradition rurale aujourd'hui disparue. A l'heure de l'industrie de la musique nous sommes complètement déconnectés de l'aspect fonctionnel qui caractérisait ces musiques de routine. Et puis lorsqu'on écoute les enregistrements de violoneux collectés dans les années 60 ou 70, derniers témoins de cette culture, on est frappé par leur complexité sonore. Les timbres et les échelles de notes utilisées sont en dehors de la norme établie par la musique savante occidentale et qui est devenue la norme de toute les musiques médiatisées actuelles. Cette standardisation du sonore tant vers un appauvrissement de notre capacité de l'écoute.
JS : Pour sortir de ce format occidental auquel nous sommes habitués que proposes-tu ? L’écoute ? Comment s’y prendre ?
YG : Un ré-apprentissage de l’écoute est essentiel. De passive, elle doit devenir active. Nous sommes constamment baignés dans un substrat sonore de plus en plus resserré – allons nous mettre un disque en fond sonore pendant notre discussion ? Les médias sont gorgés de sons compressés et sans aucune dynamique. La prolifération sonore vient combler le moindre silence, mais c'est oublier que le silence ce n'est pas l'absence de son... Je m’interroge souvent sur la façon dont était perçue la musique avant l’arrivée de l’enregistrement. Elle devait avoir un caractère exceptionnelle que l’on à perdu.
[...]
JS : Ce qui me plaît dans ton travail et ta manière de travailler c’est justement ce point de départ qui est l’écoute. Tu vas ensuite développer, rendre perceptible des phénomènes sonores existants, auprès desquels nous passons habituellement sans pouvoir les percevoir.
YG : Par habitude nous orientons notre écoute vers la source du son, vers l'objet ou la personne qui émet le son. En faisant cela, on oubli que le son se diffuse de manière sphérique. La spatialité est une qualité du son. Lorsqu'une onde sonore est émise, elle ne se dirige pas uniquement vers l’auditeur, mais se propage dans toutes les directions et sera arrêtée ou réfléchie par les différents éléments qui constituent un lieu. Ces éléments, murs ou objets... entrent en résonance avec le son, l'absorbent ou le réfléchissent donnant lieu à de nouvelles localisations au sont. Porter son attention et son écoute vers ces phénomènes révèle une autre perception des espaces. Je cherche dans mes travaux à faire apparaître des zones précises où la perception auditive, mais aussi visuelle, entre en vibration avec l'environnement direct.
http://ygourdon.net/textes.html
samedi 13 octobre 2012
mardi 25 septembre 2012
mercredi 20 juin 2012
Inscription à :
Articles (Atom)




